Chemise#12 : Storyboard de l’assemblage, 4/4

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Nous voici au bout de ce petit storyboard sur l’assemblage d’une chemise. Les épisodes précédents sont consultables à partir d’ici ou de la page sommaire sur la chemise.

Pour terminer la chemise, on s’occupe des poignets (j’ai choisi de les réduire à deux grands rectangles, mais c’est le même principe s’ils sont ronds, biseautés voire doubles), et puis de la fermeture des devants : boutons et boutonnières.

 

Poignets.

  • J’entoile deux poignets (poignets extérieurs) de la même manière que le col. (FIG. AC)
  • Je replie la marge de couture qui servira d’assemblage à la manche sur l’envers et la surpique en place, à 8 mm. du bord (même principe que pour le pied de col). (FIG. AD)
  • Endroit/Endroit je superpose poignet intérieur et poignet extérieur. Je replie la marge de couture du poignet intérieur par-dessus la marge de couture (déjà repliée) du poignet extérieur. Je pique les trois côtés du poignet. Je rogne les couturages au niveau des pointes. (FIG. AE)
  • Je retourne sur l’endroit et contrôle le décalage d’1 mm. entre le bord du poignet extérieur et celui du poignet inférieur. (FIG. AF)
  • Je surpique directement le poignet à la manche à 1 mm. du bord du poignet extérieur (ce qui équivaut, grâce au décalage, à 2 mm. du bord du poignet inférieur = assurance de piquer le poignet du dessous en même temps que le poignet du dessus sans trop s’en occuper)
  • Je surpique les trois bords restants à 4 ou 5 mm. (FIG. AG sur la deuxième photo)

 

storyboard assemblage chemise poignets

 

Boutonnières.

  • Je dessine les boutonnières sur le milieu devant.
  • La longueur de boutonnière égale le diamètre du bouton + l’épaisseur du bouton.
  • Celle du pied de col est parallèle à la couture d’encolure, son extrémité dépasse de 2/3 mm. le milieu devant.
  • Celle du dessous est verticale, à 5 cm de distance.
  • Les suivantes sont espacées de 8 à 9 cm.
  • La dernière est horizontale, centrée sur le milieu devant. (FIG. AH)
  • Je bâtis à la main et avec du fil fin tout autour des boutonnières. (FIG. AI)

 

storyboard assemblage chemise boutonnières

  • Je couds les boutonnières. Je pique à 2 cm du début la première fois, (ce qui permet de faire un nœud qui disparaîtra facilement ensuite), puis je ressors en haut à gauche de la boutonnière, vais piquer ensuite à 1/2 mm en dessous, puis avant de piquer une troisième fois – toujours à la même distance – je passe dans la première boucle que j’ai formée, en entrant par l’arrière, vers l’avant. Je serre un petit peu, et continue sur le même modèle. (FIG. AJ)
  • Je ferme souplement les extrémités par un point de bourdon. (FIG. AK)
  • Procéder de même pour les poignets et les fentes capucins (ajuster si on prend des boutons plus petits).

Boutons.

  • Je superpose les lignes de milieu devant et marque l’emplacement des boutons par rapport aux boutonnières. (FIG. sans nom !)
  • Il n’y a plus qu’à coudre les boutons.
  • Procéder de la même manière pour les poignets (fermer le poignet) et les fentes capucins.

 

storyboard assemblage chemise boutons

 

Ce dernier article est plus court que les 3 précédents, mais c’est une étape longue à réaliser, surtout quand on n’a pas l’habitude de faire les boutonnières à la main. Vous préférerez peut-être les piquer à la machine et ça donne un très beau résultat. Je ne le fais pas parce que ma machine n’est tout simplement pas capable de les réaliser ! (cliquez ici si vous voulez savoir pourquoi) Et puis qu’à la longue j’ai fini par m’y habituer.

Je compte écrire un article sur les boutonnières à la main un de ces jours pour vous donner envie d’en faire, et ce qui est bien c’est que grâce à cet article j’ai à présent un bon prétexte !

J’ai également l’intention de revenir sur des étapes spécifiques avec des photos sur du vrai tissu, donc si il y a des choses qui vous questionnent, qui ne sont pas claires, n’hésitez pas.

 

J’espère que cet article vous a servi, qu’il va surtout vous donner envie de piquer chemises et chemisiers (le principe est exactement le même sauf qu’il y a souvent un petit côté ou une pince de poitrine et que les devants sont inversés) en coton, en laine et coton, en soie, en lin et que sais-je encore !

 

A très bientôt !

A.

20 Réponses

  1. Christiane Quidet
    Bonjour
    Je vous découvre par hasard, quelle mine d’or que votre site. J’ai fait mon premier prototype de chemise en utilisant pour faire le patron le livre des éditions Vauclair. Pas facile d’ajuster du sur mesure sur une morphologie trapue et obèse.
    Et bingo juste avant de commencer ma vraie première chemise je découvre votre site et tout un tuto sur l’assemblage.
    Je vais l’étudier de près avant de commencer.
    Je vais utiliser de l’organza pour la triplure. J’en ai tout un stock de toutes les couleurs.
    Je suis allée voir le site acornfabric, mazette que des merveilles.
    Avez-vous quelque chose dans le même genre sur les pantalons. J’y suis presque encore quelques retouches sur le patron et le quatrième pantalon taille haute à bretelles devrait lui aller parfaitement.
    Ensuite je m’attaque aux vestes de style forestière ou blazer.
    Cordialement
    • Augustin
      Chère Christiane,

      Merci pour vos commentaires auxquels je vais répondre un par un. Bienvenue à l’atelier ! On m’a dit le plus grand bien de Vauclair, j’ai hâte d’essayer. En effet, les fortes corpulences ne sont pas faciles à habiller, car cela demande un équilibrage du vêtement qui est délicat. Je ne le maîtrise pas pour le moment.
      L’organza ça peut être super pour entoiler en effet. Sinon, il m’arrive fréquemment d’utiliser de la toile de coton tout simplement, si mon tissu est un coton pas trop trop fin ; ou alors de la batiste ou de l’organdi peuvent très bien faire l’affaire.
      Un site pour les tissus de pantalons… désolé je vais devoir me renseigner un peu, mais si je trouve quelque chose je vous dirai !
      Bon courage !

  2. Christiane Quidet
    Bonjour,
    Doit-on entoiler la patte de chemise côté boutonnières ?
    Peut-on utiliser du croisé de coton pour l’entoilage ? je trouve que la percale ou l’organza ne sont pas assez rigides pour les cols.
    Merci, cordialement
    Christiane
    • Augustin
      Personnellement je n’entoile jamais les pattes de boutonnage, en revanche il y a bel et bien un ourlet replié deux fois ; ainsi il y a 3 épaisseurs de tissu, ce qui est le minimum pour broder les boutonnières (et attacher les boutons d’ailleurs). Il est je pense tout à fait possible de thermocoller ces pattes, notamment si elles sont rapportées, avec une triplure légère en maille, pour donner une effet plus saillant.
      Comme je le disais sur ma réponse à votre premier commentaire, il est possible d’utiliser de la toile de coton. Parfois j’utilise de la toile à patron, c’est une toile non blanchie qui a l’avantage de ne pas influencer trop la couleur du tissu principal (pour du blanc je prends du blanc ; pour du noir du noir), ou même le tissu du vêtement carrément, souvent on a la place. L’organza est il est vrai à réserver pour les matières très fines…
      Tant que vous doublez en tissu, vous n’obtiendrez pas la rigidité des cols du PAP qui sont eux entoilés avec du thermocollant (parfois vraiment épais) ; c’est une question de goût et j’alterne les deux méthodes maintenant suivant ce que je recherche comme structure.
      Vous me direz le fruit de vos recherches ?
  3. Christiane Quidet
    J’ai lu votre tuto sur le montage de la chemise, vous ne faites pas de surpiqures sur le côté boutonnières ?
    • Augustin
      La surpiqûre sur le côté des boutonnières est facultative à mon sens. Cette patte de boutonnage est maintenue en haut par le pied de col, en bas par l’ourlet étroit et tout du long par les boutonnières elles-mêmes qui maintiennent ensemble les trois épaisseurs et lui évitent donc de se dérouler.
      Pa ailleurs, sur les tissus unis je trouve cela beaucoup plus joli que l’on ne voit pas de ligne de piqûre mais un devant… uni tout du long.
      Ceci dit, il est tout à fait possible d’en faire une pour donner un effet de style !
      Bon montage de chemise : envoyez-moi des photos ou n’hésitez pas si vous butez sur un os !
      A.
  4. Christiane Quidet
    Merci pour toutes vos réponses.
    J’ai monté les devant comme vous le préconisez, je trouve effectivement que cela fait plus soigné.
    J’ai buté sur l’assemblage de l’empiècement dos, j’ai enfin compris comment retourner les épaules pour les coudre. J’ai du mal avec les schémas.
    C’est vrai qu’il faut faire attention au montage, mes devants étaient sur l’envers et le dos sur l’endroit surpiqûres faites, j’ai dû tout défaire, endroit envers mon tissu est le même je ne sais parfois plus trop où j’en suis. Et pour corser les choses pour la première chemise j’ai choisie un tissu à petits carreaux.
    Je n’ai pas encore compris le montage des manches sur le vêtement je ne désespère pas.
    C’est une manche courte je n’ai pas encore le problème des poignets.
    Le tissu de la chemisette est très fin et n’a pas besoin d’un entoilage rigide. Ce qui il y a de bien avec les cols c’est qu’on peut faire des essais avant, je prends toujours un peu plus de tissu.
    J’ai entoilé les pattes de boutonnage avec de l’organza que j’ai surfilé sur tous les côtés avec un petit point zigzag, elles ont de la tenue tout en restant très souples.
    Je me réfère sans arrêt avec à votre tuto sur me montage, je l’ai imprimé et toujours sous la main.
    Merci encore
    • Augustin
      Christiane,
      En effet, l’assemblage des empiècements dos « en fourreau » donne du fil à retordre quand c’est la première fois. En plus, c’est vrai, ce n’est pas très facile à montrer sur un schéma, ni quand on a du tissu en photo. J’essaierai de faire un article spécialement dédié à cette technique très intéressante quand j’aurai un moment, avec des tissus contrastants, pour essayer de rendre les choses claires. Si vous avez des difficultés à visualiser le retournement, je vous conseille de placer l’empiècement pris en sandwich entre les devants, comme cela doit être en situation finale, et d’épingler les morceaux ainsi disposés pour ensuite pouvoir retourner en étant certaine que les faces correspondent bien.
      Si vous avez de petits carreaux le raccord n’est pas forcément obligé. Si le carreau est un peu plus gros, c’est alors à la coupe qu’il faut prévoir les raccords, et si vous avez déjà coupé votre tissu il sera peut-être trop tard.
      Pour ce qui est du montage des manches, il y a une variante plus simple si vous êtes équipée d’une surjeteuse : couper l’emmanchure et la tête de manche avec 1 cm de marge de couture, piquer endroit contre endroit et surfiler la couture sur l’envers avant de coucher dans la manche. Si vous faites avec coutures rabattues comme je le montre, il faut juste faire attention à presser un PETIT ourlet sur la tête de manche à l’inverse de ce qui se pratique habituellement : à savoir envers sur l’endroit. Ensuite l’assemblage ne varie guère : endroit contre endroit. Le petit ourlet permet de recouvrir la couture de la manche et nécessite d’être piqué (par l’envers, c’est plus facile).
      Oui pour les cols je fais toujours un essai car ça doit tomber exactement. Je prends de la toile à patron en général.
      Un grand merci pour vos commentaires : très touché que mon tuto vous accompagne dans vos aventures !
  5. Christiane Quidet
    Bonjour,
    C’est avec grand plaisir que je lie vos réponses. Mes devant avec les empiècements sont montés les raccords des carreaux impeccables sur le devant, presque alignés sur le dos. J’ai encore les surpiqûres à faire mais avant je vais bâtir le col sur l’encolure pour voir s’il est bien ajusté.
    Aujourd’hui je monte le col, le milieu dos sera exactement sur la même rayures que l’empiècement.
    J’ai un peu de mal avec les rentrées d’extrémités du pied de col, je ne sais comment je m’y prends mais cela ne me satisfait pas. Celui-ci je l’entoile avec de la percale, c’est beaucoup plus facile à manipuler que l’organza.
    heureusement que je commande toujours un peu plus de tissu, j’ai pu refaire mes empiècements et les cols.
    J’ai une surjeteuse, je vais appliquer la deuxième méthode qui me paraît plus simple. Je sens que je vais encore tourner la chemise dans tous les sens pour positionner les manches. J’ai collé des stickers sur les l’endroit dos et devant de la chemise.
    Je suis très bien équipée en machines, j’ai une Brother V5, une Bernina, et une surjeteuse Janome.
    Tous mes traits de couture sont marqués. Je coupe tout à plat jamais en double, je ne mets mes marges de couture qu’à la coupe, c’est long mais très précis.
    J’ai pratiquement toujours fait mes vêtement et pour mes enfants puis petits enfants et arrières.
    Je me suis mise au patronage pour homme car je ne trouve rien de correcte pour habiller mon mari au vu de sa corpulence. J’ai commencé par le pantalon, comme pour la chemise j’ai tâtonné.
    Pour le moment je n’ai pas besoin de lui faire des chemises à manches longues la patte de boutonnage me rebute ainsi que le placement des plis. Dans la méthode Vauclair la position de ces plis ne sont pas explicités. Pour le modélisme je vous les recommande il y a trois tommes, je n’ai pas pris le sportwear.
    Pour femmes j’en ai des tas, Dominique Pellen, Jaque Line pour les principaux et bien d’autres dont j’aurais pu me passer, c’est deux là suffisent pour le modélisme. Pour les méthodes de couture, La grammaire de la couture de Burda et La méthode de couture rapide je m’y réfère souvent.
    Comment fait-on pour vous envoyer des photos ?
    Cordialement
    Bonne journée
    • Augustin
      Bonjour Christiane,

      Je suis ravi que vos raccords carreaux tombent bien : c’est tellement agréable quand c’est le cas !
      Il est vrai que le rentré des extrémités du pied de col est délicat. J’ai essayé plusieurs méthodes ; ce serait bien que je les regroupe dans un article (toutes ces idées que vous me donnez !), mais le plus délicat est d’avoir des bords bien propres et pas épais.
      1) on peut faire à la manière David Coffin dans son livre shirtmaking (j’ai fait un article dessus et vous recommande vivement le livre si coudre des chemises vous tente de plus en plus) qui prend l’encolure en sandwich entre les pieds de col. Ca fonctionne assez bien mais ça demande un peu de gymnastique.
      2) on peut replier 8 mm du pied de col intérieur sur l’envers (e admettant que la marge de couture est 10mm) avant l’assemblage même du pied de col, ce qui assure que l’épaisseur est déjà à l’intérieur quand on pique le pied de col extérieur.
      3) on peut monter le pied de col comme un poignet industriel, en rabattant les 2 marges de coutures à l’intérieur du pied de col puis en montant le pied de col par une surpiqûre sur l’encolure.
      Chacune de ces méthodes possède avantages et inconvénients, je préfère quand même la 2 et la 3, qui exigent cependant que les crans soient parfaitement alignés et le patron très bien réglé.

      Après m’être trompé un grand nombre de fois dans le montage des manches (le sens), je trouve que le plus efficace pour éviter cette erreur très énervante et chronophage est de cranter la tête de manche différemment : 1 cran pour le dos, deux pour le devant. Si la distinction envers/endroit est faite, après on ne se trompe plus (en principe…).

      Je ne pense pas que la manche longue soit beaucoup plus difficile que la manche courte, c’est juste une étape supplémentaire. La patte de manche, quand elle est faite avec une méthode efficace, se monte très facilement (vous me croirez si je vous dis que je voulais lui consacrer un article ?). Quand aux plis, plus je lis dessus, plus je regarde ce qui se fait, plus j’ai envie de dire… c’est un peu comme on veut ! juste retenir que les plis se rabattent vers la patte de manche et qu’on aime bien les avoir en majorité sur le dessus de la manche (le milieu du patron). Je n’ai aucun systématisme en matière de plis : je mesure le bas de ma manche (ex. 29 cm), je mesure combien je veux pour mon poignet (mon tour de poignet, 3 cm d’aisance et 3 cm de croisure, soit 23 cm) et cela me donne deux plis de 4 et 2 cm ou 3 plis de 2 ou deux plis de 3, ou même des fronces ? c’est sur l’envie du moment !

      Je vais aller regarder chez Vauclair. En attendant, pouvez-vous me dire si vous êtes contente de Pellen ? J’ai découvert ces trois pavés récemment et cela m’intrigue !

      Enfin, si vous voulez envoyer des photos, faites le directement par mail à latelierdaugustin@gmail.com

      Bonne journée !

  6. Christiane Quidet
    Les livres de Dominique Pellen sont vraiment très bien, mais pour le sur mesure il faut le compléter avec celui de Line Jaque.
    je vais aller voir le livre de Dominique Coffin.
    Je marque toujours mes manches devant et dos. J’ai fait un dossier pour vos commentaires, je peux ainsi y revenir au fur et à mesure de mes besoins. Pour la manche longue j’y reviendrais.
    Je termine le col qui était bien ajusté. C’est vrai qu’il est important que le patron soit parfait, si cette chemise va je vais entièrement le mettre au propre sur celle-ci je tâtonne il y aura peut-être encore des petites choses à rectifier je le verrais à l’essayage une fois terminée.
    Il m’a fallu faire trois pantalons avant d’arriver à un ajustement parfait. Il faut qu’il soit porté quelques jours pour se rendre compte de ce qui ne va pas, j’ai encore 1 cm d’ourlet à retirer au patron. Ce sont des pantalons à taille haute à porter avec des bretelles. Il est très difficile de situer ou peut bien se trouver cette satanée taille sur lui.
    J’ai entoilée complètement la ceinture avec de la toile tailleur auparavant décatie. Avant de montée la ceinture je fais des surpiqûre tous les 2 cm sur 6 cm, elle fait 8 cm de hauteur. les autres surpiqûres je les termine quant elle est montée sur le pantalon.
    J’ai trouvé cette méthode la ceinture ne roule pas et reste confortable. Et surtout il se sent bien dedans.
    J’ai hâte de terminer cette chemisette pour voir ce qu’elle donne dans le pantalon avec des bretelles. Mon mari ne portait plus que des tee shirts ou la chemise sur le pantalon et toujours trop courte sur le devant.
    Cordialement, bonne soirée.
    • Augustin
      Bonjour Christiane !
      Vous m’avez fait beaucoup rire avec cette « satanée taille » ! mais c’est aussi intéressant de lire votre acharnement à faire des essais, et si cela peut vous rassurer, je lisais hier un superbe livre assez technique – qui ne va pas vous plaire non plus, car il est en anglais hélas – qui donnait comme recette première du succès des professionnelle : l’obstination !
      Bonne journée.
  7. Christiane Quidet
    Merci pour vos encouragements, je suis en train de démonter les manches surpiquées bien sûre. Alors que j’avais bien marqué mes crans devant dos j’ai trouvé le moyen tellement absorbée par cette couture rabattue que je les ai monter à l’envers.
    Bonne soirée
    • Augustin
      Ahlala ça me rappelle tant de souvenirs, et très récents même ! On doit s’attendre à se planter un bon nombre de fois ! Courage.
  8. Christiane Quidet
    Le col, les manches, les côtés sont montés. Mais ouh là là, je me demande comment cela se passe pour surpiquer la couture rabattue une fois que les manches sont montées sur une chemise à manche longue. Je n’avais qu’une manche courte j’ai dû les bâtir.
    Il faut que je rectifie encore le patron, cela repique encore trop devant. Quand au cou !!! Toutes ses chemises montent trop haut dans le cou et sont trop justes au niveau de l’encolure. Celle que j’ai faite va à peu près mais la chemise remonte encore trop haut sur le cou devant il faut que j’amenuise au maximum l’extrémité du pied de col et peut-être descendre 1/2 cm l’encolure sur le devant sans toucher au dos. Là je suis dubitative.
    J’ai deux machines et sur aucune évidemment n’a de pied pour couture rabattue n’existe.
    Bonne soirée
    • Augustin
      La couture rabattue de la manche, c’est vraiment pas évident. Aucun pied presseur ne peut la faire, elle est trop large. Que ce soit à manches courtes ou longues, la difficulté reste la même je pense. Bâtir est une bonne solution, passer un fil guide pour la pliure aussi (cf l’article correspondant dans les dissections).
      Pour le cou, il y a différentes esthétiques possibles, entre la hauteur de l’encolure, et l’angle avec lequel elle descend sur le devant, c’est bien de pouvoir choisir quelle option on garde, car toutes se valent !
      J’ai ait un article sur un pied rabatteur fait à partir d’un pied ourleur. Peut-être cela pourrait vous aider ?
  9. Christiane Quidet
    J’ai besoin d’un conseil pour cette encolure trop haute. Si je descends l’encolure sur le devant je vais me retrouver avec une encolure trop large. Par contre si j’abaisse la pente d’épaule de la valeur en trop, l’encolure va-t-elle se retrouver à la bonne place, la pente d’épaule sera moins prononcée.
    J’ai fait un essai sur le patron il m’a pas l’air déséquilibré. Qu’en pensez-vous ?
  10. Christiane Quidet
    J’ai lu vos compliments avec plaisir c’est encourageant. Moi aussi j’aime les plis creux et cela ne choque pas.
    J’ai trouvé la solution pour mon encolure par le forum des fées tisseuses j’ai reçu une autre méthode de calcul pour la hauteur de l’encolure devant. et celle-ci correspond exactement à ce que je devais enlever.
    Sur la méthode Vauclair c’est 1/5ém de la mesure d’encolure + 0,5 cm ce qui donnait 9,6 cm.
    Avec l’autre calcul 1/3 de la demi encolure + 1,5 cm soit 7,6 cm. Voyez la différence elle est énorme elle correspond à ce que je voulait retirer en hauteur soit 1,5 cm.
    Et vous comment la calculez-vous ?
    J’ai relevé aussi plusieurs coquilles d’impression sur le livre rien que pour la chemise, un chiffre différent entre le texte et les schémas.
    Si je pouvais vous aider sur le pantalon ce serait avec plaisir. Si je ne me trompe il y a une photo de vous de dos en pantalon dans l’article sur le prêt à porter ? Malheureusement sur le net c’est difficile il faudrait faire des essais de visu et pour le dos il faut être deux, sinon on est obligé d’y aller par étage, essayage, retouche, essayage, retouche…… c’est fastidieux.
    Cordialement
    Christiane
    • Augustin
      Bonjour Christiane,

      Je suis ravi que vous ayez trouvé chez les Fées Tisseuses votre bonheur pour l’encolure de cette chemise. Je suis à l’étranger pendant deux semaines, sans mes notes, et je n’aurais hélas pas pu vous être d’une grande aide… ! Quand j’aurai le Vauclair, si je pense à des erreurs je vous contacterai puisque vous en avez visiblement relevées.
      Pour ce qui est du pantalon, non, ce n’est pas moi sur la photo ;). Mon physique est plus longiligne, cf l’article sur la construction d’un pantalon en flanelle il y a quelques mois : http://www.latelierdaugustin.fr/2015/11/04/le-pantalon-en-flanelle-grise/
      Je suis encore en train de regarder comment sont faits les pantalons du PAP, pour trouver des méthodes qui aillent vite et fassent bien. Pour moi pas la peine de faire un énième tutoriel sur le montage de la braguette alors qu’il y en a plein de très bien sur le net ! Et en effet, pour la coupe, c’est difficile de regarder son derrière sans se tordre et déformer la silhouette du vêtement, c’est aussi pour cela que c’est plus long !
      Bonne journée !

  11. Christiane Quidet
    Bon séjour à l’étranger, je vais en profiter pour passer votre site au crible.

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