Rabat de poche original

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Bonjour à toutes et tous,

 

Je suis en train de me faire un pantalon dont je vous en parlerai probablement un jour. J’ai donc commencé par les poches, devant et derrière.

Faire les poches de devant est relativement simple, en revanche pour l’arrière c’est je trouve beaucoup plus délicat, car on réalise très souvent un passepoil. J’avais décidé pour ce pantalon de faire des poches avec un passepoil unique en bas. Mais, arrivé à la fin de la deuxième poche, je me suis rendu compte que j’avais fait l’erreur de ne pas dessiner les deux poches en même temps de sorte que les deux passepoils étaient sensiblement inégaux sur le plan de la largeur. En longueur tout allait bien.

C’est assez contrariant, parce que si il y a une chose qu’on ne peut pas du tout rattraper, c’est la poche passepoilée. J’ai donc eu l’idée de créer un rabat de poche en copiant l’un de mes pantalons du prêt-à-porter que j’adore. J’aime le principe de ce rabat et j’ai souhaité vous faire partager sa confection, assez simple.

 

1- Fournitures

J’ai pris pour chaque rabat :

  • Un rectangle de tissu dans le droit fil (droit fil dans la largeur, et attentions au sens si vous cousez du velours par exemple) : L = 2 fois la longueur de la poche + 1 bon centimètre de marge de couture (ici 13×2+1=27) ; l = la largeur finie du rabat plus 1,5cm pour le glisser dans la poche et 0,5 de marge de couture (ici 3+1,5+0,5=5)
  • Un rectangle de doublure dans le droit fil : dimensions identiques : 27×5
  • De la triplure : soit du thermocollant aux même dimensions, soit de la toile. J’ai pris un coton fin, de sorte que j’ai coupé deux rectangles pour chaque rabat, en étant assez généreux sur les dimensions (28×6).

 

2- Assemblage du rabat

J’assemble endroit contre endroit dans la longueur le tissu et la doublure, plus la triplure, que je pose côté doublure. J’ouvre la couture, puis presse les marges sur la doublure et sous-pique toutes les marges sur la doublure.

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Puis je repasse toutes les marges côtés doublure pour sous-piquer.

Une fois sous-piquée, la doublure est repliée et on aperçoit une petite bande de tissu côté doublure : c’est très bien, car cela veut dire que la doublure ne dépassera pas du rabat quand il sera terminé.

 

Rabat de poche. Sous piquer.

 

 

Maintenant, je déplie le rabat et le plie en deux, endroit contre endroit. Je fais attention de faire exactement correspondre les deux sous-piqûres (j’ai assuré la position avec des épingles). Puis je le place devant la fente de la poche et je mesure directement dessus pour savoir où je vais piquer pour fermer le rabat (encoche rouge).

 

Rabat de poche. mesurer.

 

 

Je pique, ouvre la couture au fer, presse avec le clapper, retourne le rabat sur l’endroit : il est terminé ! Quand je vous disais que c’était simple…

 

Rabat de poche.  clapper.
Bébé clapper au boulot.

 

Voilà :

 

Rabat de poche. cousu.

 

 

3- Assemblage du rabat de poche au vêtement.

D’abord je m’arrange pour que la couture du rabat se retrouve contre le pantalon une fois le rabat cousu, et de préférence pas au milieu au cas où je voudrais broder une boutonnière. (On voit d’ailleurs la couture dans la photo ci-dessus et à la fin)

Je trace une ligne à la largeur finie désirée (ici 3cm), puis je glisse le rabat dans la poche, entièrement. Ca m’évitera de m’arracher les cheveux quand j’aurai piqué le passepoil sans faire exprès. il faut piquer en prenant le haut de la poche (surpiqûre), le rabat et les fonds de poches. Et c’est tout. Je surpique donc le haut de ma poche en prenant le rabat à hauteur de la ligne rouge.

 

Rabat de poche. assemblage.

 

Je presse sur l’envers, et c’est déjà terminé !

 

Rabat de poche. fini

 

 

4- Conclusion

J’aime beaucoup de choses dans ce rabat.

  1. Sa rapidité de confection : j’ai écrit cet article en 30′ et il fait moins de 750 mots, me connaissant ça en dit long…
  2. Sa simplicité : si vous voulez vous arrêter là vous pouvez, si vous voulez rajouter boutonnière et bouton, c’est aussi possible.
  3. Son épaisseur : je trouve très agréable d’avoir un rabat épais qui tient bien sur les poches sans qu’on ait besoin de mettre 3 kg d’entoilage. C’est son aspect double qui fait ça.
  4. Sa fantaisie élégante : un petit bout de doublure sera peut-être visible, mais souvent que par vous : lâchez-vous !
  5. Sa sobriété : c’est un rectangle. Un beau rectangle mais c’est tout. Après, libre à vous d’improviser… ou de rajouter un passepoil au dessus par exemple…

 

A bientôt !

A.

 

Une Réponse

  1. Christiane Quidet
    J’ai pas tout bien compris, mais à l’usage je pense y arriver. Je fais sans problème les poches passepoilées, par contre j’ai des difficulté avec la poche paysanne je ne sais pourquoi. Le rabat est une bonne idée en cas de plantage, merci.
    Cordialement
    Chris

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