Lectures à Montréal.

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Bonjour à toutes et tous,

 

Montréal possède une bibliothèque immense et assez impressionnante. Bien entendu j’ai décidé d’aller y faire un tour pour voir ce qu’elle possédait en livres sur la couture, toujours à l’affût que je suis de quelque livre croustillant. Et je n’ai pas été déçu ! Sur plusieurs étagères entières se serrent des livres aussi bien en français qu’en anglais (vive la double culture !) sur des sujets aussi divers que le patronage, l’assemblage, la couture pour enfant, la couture à la main, à la machine, la broderie et j’en passe. Il y a au moins autant de choses en feutrage, point de croix, tricot, et tous les autres arts du fil. Pas énormément de livres sur la couture pour homme, mais il n’y a pas que ça dans la vie, alors j’ai trouvé mon bonheur ailleurs.

Parmi les trouvailles, voici une sélection.

 

La Petite Robe Noire.

 

« Eternelle, basique et intemporelle » est le sous-titre de ce livre d’I. Sanchez aux éditions maomao.

la petite robe noire, Isabel Sanchez Sur un peu moins de 200 pages, l’auteure propose une vingtaine de déclinaison de la fameuse petite robe noire.

L’approche est très intéressante à mon sens, dès que l’on a quelques connaissances en couture.

Le passage du patron à la robe se fait à travers deux types d’approche : la découpe d’une forme géométrique simple qui est ensuite drapée sur le mannequin d’une part, et la réalisation plus complexe d’un patron, plus proche de la manière traditionnelle, pour créer la robe d’autre part. Ainsi on se trouve à mi-chemin entre le moulage et le patronage, on touche un peu au deux sans aller complètement vers l’un ou l’autre. Cela pourra peut-être en énerver certains, j’ai déjà lu des commentaires sur internet en ce sens, mais moi je trouve ça plutôt malin. Isabel Sanchez nous propose de revenir d’abord à ce qu’était la couture à ses débuts, l’élaboration d’un modèle simple dans une forme simple, puis de nous diriger vers « notre manière à nous », à savoir celle des patrons assez précis, dont elle analyse l’essor en parallèle de celui de la couture amateur dans les années 50, au moment où les industriels de la couture ont commencé à créer des patrons à coudre directement, issus de la modification et de l’ajustement d’un patron unique qui est le patron de base.

Si vous avez suivi la deuxième saison de The Great British Sewing Bee sur la BBC l’année dernière, l’une des candidates, Chinelo Bally, avait l’habitude de travailler sans patron et faisait des choses magnifiques. Voici une vidéo inspirée de son travail : un haut simple, sans patron et avec quelques mesures seulement :

Pour en revenir à la petite robe noire, il faut noter que l’étape de la couture n’est pas traitée : à nous de rajouter les marges de coutures, d’entoiler les bonnes parties, de gérer les ourlets, les coutures de parementures (parementures qui sont indiquées par contre), les fermetures etc. Donc si vous débutez, je vous conseille d’attendre un peu.

La petite robe noire - traine
(copyright : les éditions maomao)
la petite robe noire bustier
(copyright : les éditions maomao)
la petite robe noire camélias
(copyright : les éditions maomao)

 

la petite robe noire
(copyright : les éditions maomao)
la petite robe noire explication 1
(copyright : les éditions maomao)

Vous trouvez le livre en ligne :

La Petite Robe noire, éternelle, basique et intemporelle, Isabel Sanchez. Ed maomao, 192 p.

Essential Fashion Illustration

Depuis que je suis petit, c’est un fait établi : je suis nul en dessein. Sauf qu’à force de coudre j’ai de plus en plus envie de dessiner des choses que j’imagine. Je me suis donc décidé il y a quelques mois à apprendre les bases. Je n’ai pas non plus besoin de devenir virtuose, mais juste de pouvoir reproduire ce que j’ai dans la tête. Ce petit livre rapide donne un bon aperçu de la technique. Il est structuré en plusieurs chapitres progressifs, sur le corps et la stylisation, puis les détails techniques du vêtements et parcoure enfin les différents outils de dessins et leurs possibilités. De quoi m’amuser pour un bout de temps.

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Essential Fashion illustration, Maite Lafuente. Ed. Rockport, 192 p.

Making Kimono & Japanese Clothes

Celui-ci devrait plaire à tous les amateurs d’orientalisme ! Livre technique qui a pour but de permettre au lecteur de construire des vêtements japonais de A à Z.

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Un background sur l’histoire du kimono et celle du vêtement au Japon est donné rapidement, puis des instructions spécifiques à la mmanière de coudre les différents vêtements à suivre, puis sont proposés les pièces suivantes : kimono, mompe, hippari, jimbei, gilets, hanten, haori, plus certaines pièces « additionnelles » comme cols et rubans.

A chaque vêtement, c’est l’occasion pour l’auteur de donner des indications sur la broderie, l’application des motifs, les doublures, etc.

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C’est donc un livre technique et sérieux, qui donne envie de se mettre à coudre un kimono dans les 5 minutes ! Les photos sont là à titre d’illustration du propos sur la couture, belles, élégantes.

A la fin on trouve les patrons des vêtements  proposés à l’échelle 1/10 ou 1/5. Les pièces étant  majoritairement rectangulaires sur la plupart des habits, cela ne pose pas de problème à reproduire.

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Je conseille !

Making kimono & japanese clothes, Jenni Dobson. Ed. Batsford, 128 p.

Pourquoi est-ce un chef-d’oeuvre ?

Ce petit livre de Marnie Fogg s’intéresse à 80 créations de mode et analyse la ou les caractéristiques qui les a rendues intemporelles. On retrouve pêle-mêle (classées par catégories mais pas par chronologie, ce qui est plus drôle), la petite robe noire (!) de Chanel, la robe Mondrian de YSL, la robe de mariée de Grace de Monaco, la robe sac de Givenchy et le pull ajouré de Kawakubo.

Les connaisseurs de l’univers de la mode s’ennuieront à lire ce petit « pense-bête » car les articles qui accompagnent chaque vêtement sont plutôt courts et sommaires. Néanmoins ils traitent à la fois des aspects culturels et techniques, ce qui pour un inculte comme moi est assez plaisant. Ca se lit vite et c’est bien fait.

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Pourquoi est-ce un chef-d’oeuvre ? Marnie Fogg. Ed. Eyrolles, 220 p.

Coats !

Si il y a bien un vêtement que j’adore, c’est le manteau. Dommage, c’est long et difficile à faire, c’est coûteux, etc… mais en tout cas à regarder c’est un vrai plaisir !

Ce livre retrace l’univers de Max Mara, des années 50 au milieu des années 2000, à travers tous les manteaux que le designer a présenté.

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Plusieurs pages retracent l’histoire de la marque, l’histoire du manteau.

On traite aussi de l’évolution de la mode au XXe siècle (et il y a à dire…) et sur les grands couturiers qui l’ont influencée.

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De nombreux manteaux de la marque sont ensuite présentés, sur leur modèle vivant ou simplement sur mannequin, accompagnés parfois de leur croquis. Les couleurs et la simplicité des lignes sont époustouflantes, ces manteaux ont tous l’air si confortables, protecteurs, magnifiques !

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Au fait, reconnaissez-vous la jeune femme sur le tronc, au-dessus à droite ? Mais oui : c’est bien notre ex-première dame !

Bref, superbe livre qui m’a fait très très envie ! Assez cher, mais si vous craquez je ne pense pas que vous le regretterez.

Coats ! Max Mara, 55 years of Italian Fashion. Ed. Skira, 243 p.

 

 

 

 

Je vous laisse pour aujourd’hui et vous souhaite une belle fin de semaine.

 

 

A bientôt !

A.

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