Les accessoires qui ont changé ma vie

Classé dans : L'atelier, Matériel | 14

Chers lecteurs,

cet article a pour but de recenser ces objets, parfois insignifiants, parfois classiques, dont on se dit à chaque fois qu’on les utilise « Ah, c’est pratique, quand même, ce machin… »

Malgré des efforts nombreux et sincères, il m’est apparu difficile d’établir un ordre de préférence. Je me suis ensuite dit que ce n’était pas forcément le but de cette liste, non exhaustive d’ailleurs, qui recense des objets précieux de différentes manières.

Je vous propose aujourd’hui mon top 10. Proposez le vôtre !

1 – Le Découd-vite.

Indispensable. Mais honnêtement je me dis rarement « qu’est-ce que c’est pratique ! » (je devrais) mais je suis trop occupé à pester parce que je viens de coudre un mètre avec un point de 1,8 de long et que j’en ai pour des plombes à découdre tout. N’empêche que si avec un découd-vite c’est a pain in the ass comme disent nos voisins anglais, alors sans je n’imagine même pas. A avoir absolument. Je le fixe même à un aimant le long de ma machine pour être sûr de le trouver immédiatement, parce qu’en plus s’il faut le chercher là je fulmine ! un exemple ici.

 

2 – Le Coupe-fil

Cette petite pince coupe en un instant tout ce que vous avez sous la main et elle est très rapide à atteindre (pas besoin de mettre ses doigts dans des trous comme pour les ciseaux ; ça paraît bête mais faîtes la manip 20 fois et on en reparle). Je l’ai même attachée à un ruban que je passe autour de mon cou afin de l’avoir toujours avec moi. Voir ici.

 

3 – Le Retourne-biais

Cette idiote tige de fer terminée par un crochet donne des résultats miraculeux. Quand j’ai fait mon premier trench je n’en avais pas et je ne sais pas comment je me suis débrouillé pour retourner toutes ces petites pièces en gabardine épaisse. Je me rappelle juste avoir frôlé la crise de nerfs. Si vous avez l’intention de confectionner des ceintures, des passants pour ceintures, des bretelles, tout ce qui de près ou de loin s’apparente à un tube fermé, achetez ou fabriquez ça, vous gagnerez des heures. Voir ici.

 

4 – Le Porte-aiguille

Attention, bien différent du porte-épingles dont je parlerai aussi. Le porte-aiguille est une pince avec des petites dents dont se servent les médecins et chirurgiens pour tenir l’aiguille quand ils font des points de suture. Et cela en fait un accessoire idéal pour nous, car la prise est solide, elle est aussi étroite, et on peut même bloquer le serrage avec un cran de sorte qu’on a les mains plus libres si besoin. La prochaine fois que vous allez chez votre médecin, demandez-lui s’il en a un. Il pourra probablement vous en donner en plastique, déjà très bien. Celui que j’ai ici est en métal, c’est mon père, médecin lui-même, qui me l’a donné et il date de l’époque où tousl es outils étaient stérilisés tous les jours. Mais maintenant on leur demande d’avoir des accessoires à usage unique, de sorte que tous les jours ils jettent des porte-aiguille en plastique. Si vous n’arrivez pas à en avoir un ne vous ouvrez pas non plus l’arcade pour pouvoir demander à votre médecin de vous le laisser une fois qu’il vous aura recousu, il y a d’autres moyens plus rapides comme l’acheter directement ici.

 

5 – L’Adhésif repositionnable

Je m’en sers très souvent pour coller les pièces de patrons, coller les pièces de patron sur un tissu délicat, faire tenir un patron sur une doublure ou un tissu glissant ou n’aimant pas être piqué. C’est l’adhésif que vous achetez à la papèterie du coin.

 

6 – Le Clapper

J’ai même consacré un article à la chose : le clapper est un outil que je classe sans hésiter dans la catégorie « accessoires magiques ». Pour tous ceux qui aiment les coutures plates, les plis nets, sans risquer de brûler le tissu, il est un must-have.

 

7 – Le Papier sulfurisé

Pas cher, résistant, translucide, le papier sulfurisé mérite pleinement de sortir de la cuisine pour se retrouver à côté de moi sur ma table de couture.

Au début je décalquais mes pièces de patron avec. Son seul inconvénient dans ce cas là est qu’il ne s’entend pas bien avec les matières adhésives et que ce sera dur de coller plusieurs morceaux ensemble si votre pièce de patron est grande. Cependant, à 2€ les 8 ou 10 mètres je ne vais pas trop me plaindre non plus. Maintenant que je décalque sur du papier à tapisserie, je n’utilise plus beaucoup le papier sulfurisé pour recopier les patrons, à part pour les petites pièces, ou dès qu’il y a un travail de recherche à faire sur la forme d’une poche, etc.

Le papier sulfurisé résiste à la chaleur, il est solide entre les mains et pourtant se déchire très facilement dès qu’on le souhaite. Il trouve ainsi une deuxième fonction très précieuse, c’est d’aider à la piqûre du tissu à certains moments. Quand il faut piquer un d, un coin, parfois il n’y a pas assez de surface de tissu sur les pied presseur. On met en marche la machine, ça patine, on a 10 points au même endroit, c’est moche, ça se découd mal, on s’énerve, dans les grandes occasion on tire un peu sur le tissu, on pète l’aiguille, on sort furieux. Un carré de papier sulfurisé sous le tissu, et parfois même sur le tissu en plus, résoud ce problème 9 fois sur 10. Je couds le papier suflurisé sans inquiétude, car une fois la piqûre achevée, je suis certain de pouvoir l’enlever complètement avec une pince à épiler.

 

8 – La Cire d’abeille

Magique cire d’abeille, qui transforme un fil banal en fil de compétition ! ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je parle de fil banal, pas de mauvais fil. La cire d’abeille a un effet magique, pas miraculeux…!

La cire d’abeille s’utilise en deux temps, normalement avant toute couture à la main. Temps 1 : on prend la longueur de fil désirée et on passe le fil tendrement 2 à 3 fois en entier dans la cire. Temps 2 : on fait pénétrer la cire dans le fil tout en éliminant la cire en surplus en passant le fil 2 ou 3 fois sous le fer chaud. Certains préconisent de mettre le fil entre deux feuilles de papiers, d’autres pas, et je fais l’un ou l’autre sans remarquer de différence notable pour le moment. A vous de voir.

Le résultat, c’est un fil brillant, plus rigide, et surtout qui glisse merveilleusement bien quand on coud, évitant de créer des nœuds. Accessoire très utile pour tous les points à la main, la cire d’abeille devient indispensable pour les boutonnières. Si vous êtes amoureux du détail, repassez le fil une fois la couture ou la boutonnière terminée pour accentuer encore l’effet. Vous trouverez la cire en mercerie un peu pointue ou ici.

 

9 – Le Pulvérisateur

Le pulvérisateur est un outil indispensable pour moi, et en plus c’est certainement celui dont je me sers le plus fréquemment sur tous mes projets. J’ai rédigé un article spécialement pour lui ici. Il vous le faut, un point c’est tout.

 

10 – Le Porte-épingles

Après avoir acheté puis casé successivement 2 ou 3 porte-épingles en plastique à 4€ du marché saint-Pierre, c’est une de mes meilleures amies qui m’a sorti du pétrin en m’offrant le porte-épingles en métal de la marque Bohin. C’est le haut-de-gamme, mais qu’est-ce que c’est bien !! Il était un tout petit peu serré sur mon poignet au départ mais il suffisait d’écarter un peu les deux côtés du bracelet pour qu’il soit parfaitement ajusté. Le coussin est moelleux, les épingles s’y enfoncent comme dans du beurre. Rigolez en lisant cela et puis essayez un jour : vous comprendrez ! Je dois pour finir contredire ce que j’ai dit sur le pulvérisateur : si il y a un accessoire que j’utilise tout le temps et absolument tout le temps, c’est bien le porte-épingles.

Il existe deux modèles topissimes : le traditionnel coussin ici, et le new-age aimanté là. Ce dernier coûte plus cher souvent, mais il a l’avantage de ne pas « avaler » les épingles (et surtout aiguilles) comme l’autre ! eh oui, quand vous placez une petite aiguille sur le coussin, au bout d’un moment vous ne la retrouvez plus car elle glisse à l’intérieur du coussin. Ce n’est pas très grave, ceci dit…

 

P1000919
Les 10 accessoires magiques tiennent conciliabules pour savoir qui remportera la palme du plus utile…

 

14 Réponses

  1. Qu’est-ce qu’un clapper? Il y aurait une photo?
    • Augustin
      Bonjour Tara,
      il y a un article spécial sur le clapper si tu veux, il est ici.
      A.
  2. je découvre ton blog via T & N et je me régale 🙂
    Merci pour cet article très utile ! Je n’ai pas tous tes accessoires mais je vais donc compléter au fur et à mesure 🙂
    Et je vais appeler très rapidement ma sœur qui pique des gens toute la journée pour avoir ce fameux porte aiguilles 😉
    Je retourne découvrir tes articles plus anciens.
  3. Salut,

    Merci pour cet article très instructif, le retourne biais et le clapper homemade sont sur ma liste désormais!

    Je me posais une question par rapport à la cire d’abeille. Je l’utilise au boulot (reliure/restauration livres anciens) pour coudre des cahiers en papier et j’avoue ne jamais avoir pensé à l’utiliser en couture. Je me demandais si tu n’avais pas eu de problèmes de taches sur des tissus clairs?

    Sinon la pince-aiguille que j’utilise également au boulot s’appelle une pince à clamper. Il est peut-être utile de préciser le nom si certains veulent partir à la recherche du Graal 🙂

    Merci pour tes articles et à bientôt!

    • Augustin
      Merci Morgane,
      la cire d’abeille, il suffit de tester, mais quand je coud les boutonnières sur mes chemises par exemple, ça ne tâche pas (je m’en sers même pour empêcher le tissu de s’effilocher parfois, un jour je ferai un article dessus), par contre il faut bien refroidir le fil et la cire en passant le tout dans un papier de soie ou autre si tu as des craintes. Mais le principe est qu’une fois la cire à l’intérieure du fil, elle ne ressort plus.
      Merci pour la pince à clamper !
      A bientôt
      A.
  4. Je découvre ton blog et je ne connaissais pas quelques-uns de tes accessoires ! Quelles bonnes idées ! Merci
  5. Révélation en lisant ton article: le papier sulfurisé quand ça patine à cause du manque de tissu!!! Merci beaucoup Augustin 😉
    • Augustin
      haha ! je me rappelle du moment où j’ai trouvé ça aussi ! heureux que ça te serve alors !
      A.
  6. Bonsoir Augustin,

    je découvre votre blog par cet article et je suis épatée. Sans en savoir davantage je vous pressens extrêmement minutieux et la qualité de votre rédaction est un régal.
    Mon top 10 des indispensables diffère en quelques points puisque je viens de découvrir des objets dont j’ignorais l’existence/ l’usage jusqu’à présent. Je vais me dépêcher d’aller lire les autres articles.
    Un peu honteuse j’avoue ne pas savoir comment utiliser le retourne biais qui pourtant repose dans ma boîte à couture. Je le regarde parfois, les sourcils froncés, interrogative .  » Mais comment utilise-t-on ce « machin » ?
    La réponse est peut-être dans votre blog…
    Je pars en exploration…

    • Augustin
      Chère Laurence,
      merci pour votre commentaire ! vous ne trouverez pas encore comment utiliser un retourne biais sur ce bébé blog qu’est mon site pour le moment, mais une fois l’accessoire passé dans le tube et son crochet accroché (voir même crocheté : si c’est dans la marge de couture je n’ai aucun état d’âme à faire un trou dans le tissu et je prévois même généralement un peu plus de marge qu’indiqué pour ça), il suffit d’aider le crochet à descendre dans le tube en faisant glisser le tissu au départ autour de lui. Et quand c’est parti c’est parti ! Bonne couture et à bientôt
      A.
  7. Cher Augustin,
    Grâce à votre blog, je vais revoir utilement les accessoires pour mon petit atelier de couture à moi !
    Merci
    Dominique
  8. Françoise O.
    Rebonjour Augustin,
    Je partage tout-à-fait votre avis sur le porte-épingles Bohin. Si vous en avez un jour l’occasion, la visite de l’usine, à L’Aigle, m’a laissée pleine d’admiration pour le métier des ouvrier(e)s. Et peut-être pour compléter votre liste, les épingles ultrafines pour la soie, celles à boule en verre bleu ou orange (du Murano, rien de moins) sont parfaites, très fines et souples, et ne laissent pas de trace.
    • Augustin
      En effet, Françoise, les épingles extra fines, c’est indispensable. Pour les tissus fins car ça ne laisse pas de trace. Mais aussi pour les tissus solaires car elles pénètrent plus facilement ! Je n’ai pas eu la finesse d’acquérir ces épingles magiques dont vous parlez, mais il est certain qu’il y a une grande différence entre des diamètres 0,6 MM et des 0,5 MM

Laissez un commentaire