Ouvrir les coutures : le pulvérisateur.

Ouvrir les coutures : le pulvérisateur.

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Je vous rassure, vous vous trouvez toujours sur un site de couture et pas de jardinage !

Mon fer à repasser

 

Je détiens depuis des années ce fer à repasser, cadeau de ma chère maman quand je pris mon envol hors du cocon familial.

 

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Il est rapide pour monter en température, sait respecter le synthétique comme le coton, il est résistant (ai-je bien précisé que je l’ai depuis des années ? remarquable en ce siècle marqué par l’obsolescence programmée…).

Les tailleurs recommandent des fers lourds, ce qui n’est absolument pas le cas du mien. Alors ce n’est peut-être pas l’outil idéal, mais il est quand-même très pratique, surtout pour son prix.

 

Un fer de ce type a deux options au moins :

  1. il peut envoyer de la vapeur à partir d’une température chaude
  2. il peut aussi envoyer de l’eau froide à l’aide d’un mini-pulvérisateur situé au-dessus de la plaque.

Rien d’extraordinaire là-dedans, je vous l’accorde, et assez hors-sujet d’ailleurs. Mais pas tant que ça.

 

Pourquoi un pulvérisateur ?

Si vous cousez, vous avez pu remarquer que vous vous êtes significativement rapproché de votre fer à repasser. Il est d’une aide précieuse pour ouvrir les coutures, former les plis, retendre les fibres du tissu, etc…

Ce que l’on veut quand on repasse, c’est obtenir le meilleur résultat avec le minimum de chaleur, car la chaleur, au bout d’un moment, ça peut faire lustrer le tissu, le faire changer de couleur, bref, faire des dégâts.

Une autre composante essentielle du repassage est l’humidité. Cela s’applique surtout quand on travaille avec des fibres naturelles comme le coton ou la laine, beaucoup moins avec le polyester… L’humidité détend les fibres, ce qui les rend plus souples pour en faire ce qu’on veut (plier ou retendre).

Regardant de plus en plus de vidéos sur le net, je me suis rendu compte que les couturiers utilisaient assez peu la vapeur chaude du fer mais préféraient humidifier la matière avec de l’eau à température ambiante, par le biais de la fameuse pattemouille par exemple. D’ailleurs n’est-il pas presque toujours recommandé de repasser le tissu encore un peu humide ? (avez-vous déjà remarqué que le programme « prêt à repasser » du sèche-linge dure 20 minutes de moins que le programme « prêt à porter » ? pour laisser de l’eau dans le tissu).

Celui qui m’a impressionné est Rory Duffy. Ce jeune tailleur, issu de Savile Row, a fait une série de vidéos sur le montage d’un manteau en laine – que je vous recommande vivement au passage -, et dedans il n’y va pas avec le dos de la cuillère : armé d’un pinceau qu’il trempe régulièrement dans un petit pot rempli d’eau, il en enduit le lainage puis il applique son fer qui a l’air de peser une tonne, et qui est très chaud pour le coup. Ca fume, ça crépite, c’est terriblement efficace !

Regardez, c’est à la minute 0’35 ici :

 

0’55 ici :

 

Impressionnant, n’est-ce pas ?

 

Après l’avoir imité, j’ai remarqué que le pinceau d’eau ne marche que sur la laine, le coton des chemises par exemple étant trop absorbant. Mais l’idée était à retenir.

J’ai donc acheté un pulvérisateur – dans l’intervalle, le petit pulvérisateur (celui qui faisait partie de l’option 2 !) de mon fer à repasser m’avait lâchement abandonné – et je me sers de cette acquisition à chaque fois que je couds.

 

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C’est un pulvérisateur tout ce qu’il y a de plus banal, que je remplis d’eau déminéralisée, l’eau de Paris étant très dure. Ainsi je dose la quantité d’humidité que je veux mettre dans mon tissu. Peut-être pour un manteau réessayerai-je la technique au pinceau de Mr Duffy, mais pour la plupart des tissus je constate que le pulvérisateur est suffisant.

Il sert pendant que j’assemble des vêtements bien sûr, mais en plus il permet de mieux repasser, et de manière très efficace.

Je n’utilise plus la vapeur de mon fer, ce qui dans l’avenir devrait m’épargner quelques séances de détartrage !

 

A très bientôt,

A.

 

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